Le grand retour des Sex Pistols

Les Sex Pistols comptent faire une tournĂ©e l’étĂ© prochain, disait le guitariste Steve Jones, il y a quelques temps lors d’une Ă©mission de radio Ă  Los Angeles. Le groupe avait d’abord souhaitĂ© se reformer le 8 novembre dernier, Ă  la Brixton Academy, Ă  Londres pour un concert anniversaire unique, Ă  l’occasion de la sortie il y a 30 ans de leur album de lĂ©gende, Never Mind the Bollock. Face au succĂšs rencontrĂ©, les quatre membres originaux du groupe punk - John Lydon, Steve Jones, Paul Cook et Glen Matlock - ont finalement donnĂ© cinq concerts londoniens et deux autres Ă  Manchester et Glasgow. Au terme d’une carriĂšre mĂ©tĂ©orique, les Pistols s’étaient sĂ©parĂ©s en 1978, avant de se reformer en 1996 et de jouer Ă  nouveau ensemble en 2003. Ils ont Ă©tĂ© intronisĂ©s en 2006 au PanthĂ©on du Rock & Roll de Cleveland. Jones n’avait pas donnĂ© de dĂ©tails Ă  propos d’une Ă©ventuelle tournĂ©e estivale, mais le groupe mythique a choisi la scĂšne du Festival des Terre Neuvas pour une premiĂšre date en France, unique Ă  cette heure, le 6 juillet prochain.

Une success-story qui attire des artistes de renom


Créé en 1997 pour rassembler les gĂ©nĂ©rations autour de la mĂ©moire des Terre-neuvas, ces marins de l’arriĂšre pays malouin qui s’embarquaient pour pĂȘcher la morue au large de Terre- Neuve, le Festival des Terre Neuvas est devenu en quelques annĂ©es un phare culturel et Ă©conomique majeur, pour devenir l’an passĂ© le 2Ăšme festival musical de France en termes de frĂ©quentation (plus de 135.000 festivaliers en 2007). Devenue une scĂšne estivale incontournable pour grand nombre d’artistes, le Festival des Terre Neuvas accueillera cette annĂ©e plus de cent artistes de la scĂšne française et internationale. Travis, The Verve, The Pogues, Boy George, Louis Bertignac, Alain Bashung, Cali, IAM, Sinik, Massilia Sound System, Fatal Bazooka, Dub Inc, No One is Innocent, les Wriggles et Pigalle ont dĂ©jĂ  confirmĂ© leur venue.

Une 11Úme édition innovante et pétillante !

Cette annĂ©e Art N Zik et Le studio propulsent le Festival des Terre Neuvas sur la scĂšne de l’innovation et du soutien Ă  la jeune crĂ©ation. Art N Zik : plus de 1200 m2 Ă  ciel ouvert offriront en journĂ©e une programmation de Compagnies d’art de la rue, pour laisser place en soirĂ©e Ă  un gigantesque club pour vibrer au son des plus grands DJ. Le Studio permettra Ă  cinq groupes amateurs d’enregistrer une maquette en live. La ScĂšne DĂ©couverte CĂŽtes d’Armor permettra Ă©galement de dĂ©couvrir les artistes en devenir : French Avenue, Shaka Ponk, Spies In Limbo, Fancy
 accompagnĂ©s de sept autres groupes costarmoricains. Cette annĂ©e encore, plus de 1 200 bĂ©nĂ©voles permettront Ă  Bobital, petite commune bretonne, d’à peine 1 000 habitants, d’accueillir les festivaliers et de vivre pendant 3 jours au rythme du rock et de la fĂȘte, sur plus de 60 hectares, amĂ©nagĂ©s autour de trois scĂšnes principales.

LOUIS BERTIGNAC

Longtemps, Bertignac s’est couchĂ© de bonne heure, au petit matin, aprĂšs une nuit blanche passĂ©e Ă  chercher de nouveaux riffs sur sa Gibson SG. “Entre minuit et six heures du matin, je suis tout seul, c’est royal.” Et il a mis au monde “Longtemps”, son nouvel album, son meilleur, le plus tendre et le plus intimiste qu’il ait composĂ© et produit. Notre guitar-hero, un TrĂ©sor National, n’avait pas sorti d’album solo depuis “96”, paru la mĂȘme annĂ©e. Entre “96” et “Longtemps”, il s’est donc dĂ©roulĂ© neuf ans, une paye, toute une vie ou presque. “Et j’ai pas mal glandĂ©.” Dans le langage bertignien, “glander” signifie sortir un double live (en 98), trouver la femme de sa vie, donner quelques concerts Ă  Tahiti et au NĂ©pal, tenter de reformer TĂ©lĂ©phone, produire l’album de Corinne Marienneau, devenir papa d’une adorable petite Lola, rĂ©aliser l’album de Carla Bruni, Ă©clatante rĂ©ussite artistique et commerciale (deux millions d’exemplaires vendus), Ă©crire “Longtemps”, bref, en faire dix fois plus que n’importe qui, poussĂ© par le seul moteur qui ait jamais guidĂ© son existence: le plaisir. “Je me suis aperçu que la vie Ă©tait courte, alors je veux que la mienne soit belle, merveilleuse. Et je crois que ça me rĂ©ussit plutĂŽt de me la jouer tranquille.” Musicalement, Bertignac est tel qu’en lui-mĂȘme. A la fois d’une maĂźtrise totale, inspirĂ© par les maĂźtres qui ont rĂ©veillĂ© son adolescence (Hendrix, les Stones, Led Zeppelin et puis aussi Mozart, Schubert). Plus dĂ©sarmĂ© aussi, conscient de la fragilitĂ© de la vie ou de l’amour - ce qui le rend terriblement touchant -, il laisse aller sa voix dans les graves, lui qui avait tendance Ă  la pousser vers les aigus, dĂ©couvre la douceur, la tendresse, la mĂ©lancolie. Sans jamais perdre de vue ses racines rock.

vendredi 4 . ScĂšne Terre Neuvas

CALI

Nous avions laissĂ© Cali avec quelques hĂ©matomes aux genoux, aux bras, bref, couvert d’amour sur tout le corps. Il Ă©tait sain et sauf, hors des vivats de la foule, rescapĂ© de son bordel magnifique. Promis jurĂ©, on n’entendrait plus parler de lui pendant quelques temps : il se permettrait mĂȘme de planifier sur le tableau des nĂ©cessitĂ©s une annĂ©e sabbatique. Souffler, se poser, recharger les accus dans un rĂ©pit bien mĂ©ritĂ©, ce qu’on nomme plus communĂ©ment : le repos du guerrier. Seulement voilĂ , le mĂŽme turbulent qui sommeillait en lui s’est remis en marche. Le voici, embarquĂ© par Philippe Muyl (Cuisine et DĂ©pendances, Le Papillon), en Pierrot lunaire dans «Magique», un conte qui devrait sortir Ă  l’automne 2008. Et comme si, dans son esprit, le travail bien fait se devait d’ĂȘtre mariĂ© Ă  l’urgence, il profite de son temps libre pour enregistrer son troisiĂšme album. Cali n’a jamais eu l’écriture aussi adroite, dĂ©laissant son autoportrait nombriliste au bĂ©nĂ©fice d’un personnage qui lui permet d’assumer des sujets forts, parfois douloureux. En chef d’orchestre de cette usine merveilleuse qu’est «l’Espoir», il a su marier, aussi bien musicalement que littĂ©rairement, le feu qui brĂ»le en lui (‘1000 Coeurs Debout’) et l’eau qui sommeille dans le lie de ses yeux (‘Le Droit des PĂšres’). Ne dit-on pas aprĂšs tout « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».

vendredi 4 . ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

DEPORTIVO

Rarement la France aura connu un power trio de ce calibre. Un gang, soudĂ© sur une mĂȘme idĂ©e et une mĂȘme pratique de la musique, rĂ©uni autour d’une idĂ©e fixe : rock, intransigeante, filant vers un idĂ©al sonique en langue française. Une triade de tĂȘtes brĂ»lĂ©es qui a affrontĂ© le bruit blanc sur un premier manifeste “Parmi eux” et oĂč chacun sait mettre sa confiance entre les mains de l’autre, comme ses illustres aĂźnĂ©s amĂ©ricains : Fugazi, Shellac, Nirvana et Husker DĂŒ. Pas une bande de foutriquets qui se la dore façon cajoleur d’oreille FM ou dans des petites chansonnettes en demi-teinte sonique. Non. Des voltigeurs, des radicaux qui entrent en studio comme sur scĂšne avec la ferme intention de dĂ©montrer par A+B que le rock a gardĂ© intacts ses valeurs d’urgence, de rĂ©volte, de combativitĂ© sociale et existentielle. Le deuxiĂšme album
 Un sacrĂ© dĂ©fi. Chaque groupe ayant eu le privilĂšge de passer cette Ă©preuve confesse la duretĂ© de la tĂąche : la tĂȘte prise dans un Ă©tau, coincĂ© entre l’envie de corriger les erreurs constatĂ©es a posteriori dans le premier, le dĂ©sir de satisfaire de nouvelles dĂ©mangeaisons artistiques et la volontĂ© d’aboutir au plus vite les chansons idĂ©ales qui se trouvent dans un recoin de ventre. Le second rejeton est celui de tous les enjeux, celui qui vient confirmer l’enthousiasme des dĂ©buts ou bien pondĂ©rer les superlatifs distribuĂ©s par la critique. De tout ça, Deportivo en a fait complĂštement abstraction. Ils sont entrĂ©s dans ces nouvelles compositions la tĂȘte la premiĂšre, dans une dynamique de tournĂ©e tout feu tout flamme oĂč ils ont servi l’électricitĂ© et la colĂšre dans une coulĂ©e incandescente de 150 dates sur toute la France.

vendredi 4 . ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

SINIK

À 27 ans SINIK aborde un moment crucial dans une carriĂšre dĂ©jĂ  bien remplie. Depuis son SREET CD qui s’est Ă©coulĂ© Ă  40 000 exemplaires, SINIK a enchaĂźnĂ© les succĂšs avec ses deux premiers albums solos « La Main sur le Coeur Â» & « Sang Froid », cumulant Ă  lui seul prĂšs de 500 000 CD vendus en deux ans. Et pourtant, tout reste Ă  prouver. Entre les critiques visant la redondance de son flow, ou encore le clash avec BOOBA, SINIK avance et revient avec son 3Ăšme Album solo «LE TOIT DU MONDE», avec la ferme intention de marquer le coup. A l’image des deux premiers extraits : «De tout lĂ  haut» & «L’Essonne-gellĂšsse», c’est entre classiques et nouveautĂ©s que SINIK a dessinĂ© les contours de son 3Ăšme Album. Pas de virage Ă  360° degrĂ©s. Personne ne verra SINIK se laisser entraĂźner dans la vague «DIRTY SOUTH ». Il a choisi d’expĂ©rimenter et de trouver son propre style. A cĂŽtĂ© des grands classiques de rap français qui constitueront la colonne vertĂ©brale de cet album, SINIK a pris conscience qu’il Ă©tait vital de prendre des risques en amenant des morceaux originaux dans le flow, la structure, les thĂšmes et les sons sur son 3Ăšme solo. C’est du cĂŽtĂ© de «The GAME», «DMX» ou «50 CENT» qu’il a Ă©tĂ© chercher l’inspiration. Des morceaux comme «L’essonne-gelĂšsse» ou «Dans mon club» marqueront ce tournant. Dans le mĂȘme temps, SINIK n’oublie pas les quelques 500 000 personnes qui ont achetĂ©s ses albums en revenant avec «De tout lĂ  haut» en Featuring avec KAYNA SAMET. Sur ce titre, SINIK joue sur ces qualitĂ©s majeures : La charge Ă©motive, la qualitĂ© d’écriture et l’originalitĂ© du thĂšme. Efficace, ce morceau servira de mise en garde. SINIK est plus fort que jamais sur son terrain et viendra aussi chasser sur le terrain des autres

vendredi 4 . ScĂšne Terre Neuvas

MATTAFIX

Preetesh Hirji et Marlon Roudette, les deux « Mattafix », sonnent comme une rĂ©vĂ©lation avec leur « Big City Life ». Les voix mĂȘlĂ©es rythment la vie de la ville et les aigus de Marlon forment une bulle dans l’univers urbain. D’oĂč vient cet ovni, ce style non identifiĂ© ? De Londres, oĂč Preetesh et Marlon sont nĂ©s, mais aussi des CaraĂŻbes et de l’Inde. Les films de Bolywood et l’Inde natale de ses parents influencent Preetesh. Mais il apprĂ©cie aussi le hip-hop, le rock et la dance. De son cĂŽtĂ©, Marlon, Ă  Saint Vincent, sur l’üle oĂč sa mĂšre a vu le jour, baigne dans le reggae et rappe. A la fin de son adolescence, il retourne Ă  Londres avec plein de genres musicaux diffĂ©rents dans les oreilles et dans la tĂȘte. Du classique au blues, tout inspire le tandem. Dans « Signes of a Struggle », Marlon et Preetesh abordent les tensions internationales, l’environnement ou les conflits familiaux les problĂšmes des jeunes et du 21e siĂšcle. MalgrĂ© leur vingtaine, ils donnent leurs opinions. La jeunesse a dĂ©sormais une autre voix. Une voix, ou plutĂŽt deux, concentrĂ©e sur les textes. Marlon, passionnĂ© de littĂ©rature, se sert aussi bien de ses lectures politiques que de sa vie, de ses racines et de son sentiment d’appartenance, pour Ă©crire ses paroles.

vendredi 4 . ScĂšne Terre Neuvas

MASSILA SOUND SYSTEM

Massilia Sound System secoue le paysage marseillais depuis 1984, avec un franc parler retentissant. Ces sept artistes ont l’ambition dĂ©mesurĂ©e de remettre les Ă©changes culturels debout, en faisant du mĂ©tissage de leur ville une force qui rendrait Marseille capitale de la tolĂ©rance et de la joie de vivre. RĂ©veiller les foules, rĂ©unir toutes les gĂ©nĂ©rations, tel est leur credo qui n’a de cesse de se rĂ©pandre grĂące Ă  leur musique toujours plus entraĂźnante et un optimisme qu’ils communiquent avec ardeur lors des concerts. Leur musique ? Du raggamuffin marseillais dont eux seuls dĂ©tiennent le secret. L’occitan ? Leur langue officielle. Le micro ? Un moyen d’expression plus que jamais boulĂ©gant et rassembleur pour la sortie de leur nouvel album qui prĂŽne la libertĂ© et rejette l’oppression. Les inspirations ? Les richesses culturelles qu’offre Marseille et qui en ont fait un lieu de vie unique. C’est aussi cette soif de vie et de libertĂ© que Massilia partage Ă  l’infini depuis tant d’annĂ©es avec le public, ce qui donne la couleur de l’espoir Ă  une idĂ©ologie qu’ils dĂ©fendent avec ferveur. Ils le revendiquent dans leur dernier album.

vendredi 4 . ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

TRAVIS

En 1996, Fran Healy (chanteur et guitariste) forme le groupe Glass Onion avec Neil Primerose ( batteur), Andy Dunlop (guitariste et choeur) et deux autres garçons qu’il remplacera par Dougie Payne (bassiste et choeur). Ils renomment le groupe Travis, signent un contrat chez Sony et quittent leur Glasgow natal pour Londres. Leur premier single « All I want to do is Rock « fait parler de lui, le groupe fait alors son entrĂ©e dans la presse people. Leur premier single «Good Feeling» sort en septembre 1997 et se place directement dans le top 10 des charts britanniques. Le groupe a donc sĂ©duit la Grande-Bretagne avec ses douces mĂ©lodies, ses magnifiques textes et la voix Ă©cossaise la plus sensuelle pour les interprĂ©ter. Travis enregistre «The Invisible Band» Ă  Los Angeles avec Nigel Godrich. Ce nouvel album plein de fraĂźcheur reste fidĂšle au style du groupe, bien qu’il soit plus sophistiquĂ©. Leur envoĂ»tante musique a conquit le monde entier par sa simplicitĂ© et sa douceur. Comme tous les autres opus depuis la rĂ©vĂ©lation du deuxiĂšme album (The Man Who en 1999), The Boy With No Name n’est toujours pas lĂ  pour froisser vos oreilles. Bien au contraire, il s’applique Ă  les dorloter, les caresser, leur susurrer des mots doux avec la trĂšs belle voix de Francis Healy. Certes, le groupe, qui s’est absentĂ© pendant quatre ans pour s’occuper des vies privĂ©es des uns et des autres, ne revient pas en 2007 avec un nouveau style. Mais il propose 11 titres d’une pop romantique, toujours profondĂ©ment positive. PremiĂšre date de leur tournĂ©e europĂ©enne Ă  Bobital.

vendredi 4 . ScĂšne Terre Neuvas

THE SUBWAYS

Ce trio fait partie de cette vague de groupes Anglais qui se targuent de jouer un punk-rock aux mĂ©lodies accrocheuses. The Subways est un groupe de rock britannique formĂ© au dĂ©but des annĂ©es 2000. Il est composĂ© de Billy Lunn (chant/ guitare), de son frĂšre Josh Morgan (batterie/percussions) et de sa fiancĂ©e Charlotte Cooper (basse/chant/clavier). C’est en 2004 que le groupe se fait remarquer en remportant une compĂ©tition leur permettant de jouer sur une scĂšne du festival Glastonbury destinĂ©e aux nouveaux groupes non signĂ©s. Tout s’enchaĂźne ensuite trĂšs rapidement. Fin 2004, ils signent sur City Pavement/Infectious Records. Le 4 Juillet 2005 sort leur premier album Young For Eternity, produit par Ian Broudie. S’ensuit ensuite de nouvelles tournĂ©es, des premiĂšres parties de groupes tels que Oasis ou Stereophonics... AprĂšs l’annulation des tournĂ©es française et anglaise dĂ©but 2006 due aux problĂšmes de voix de Billy, la question se pose pour l’avenir du groupe. Mais aprĂšs avoir subit une opĂ©ration, il retrouve l’usage complet de sa voix et The Subways peuvent se remettre Ă  jouer et composer.

vendredi 4 . ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

IAM

Ce cinquiĂšme album officiel du groupe marseillais, sans compter celui auto produit en 1989, n’est pas simplement une totale rĂ©ussite artistique. Mais bel et bien surtout un disque qui va poser les bases d’un nouveau dĂ©part. Ici, IAM a tout rĂ©inventĂ©. Tout remis en question. Tout tentĂ©. Pour lui-mĂȘme et pour les autres. PlutĂŽt que d’accepter l’Oscar du Grand FrĂšre Rap et de se dorer la pilule sous un soleil complaisant en attendant d’entrer dans la lĂ©gende, IAM a changĂ© de label, brisĂ© ses habitudes de crĂ©ation, accĂ©lĂ©rĂ© le tempo (trois mois pour Ă©crire, composer et enregistrer, presque une fraction de seconde pour le collectif sudiste, habituĂ©, dans le passĂ©, Ă  accoucher dans la longueur) et surtout, imaginĂ© un disque impressionnant d’énergie et de cohĂ©rence ! Et oĂč la certitude de viser juste transpire Ă  chaque mot, chaque beat, chaque respiration. C’est assez admirable. 17 titres comme autant de visions, embarquĂ©s dans une valse enivrante, servie par des sons trĂšs cinĂ©matographiques et Ă  la puissance qui souffle, capables de gĂ©nĂ©rer un flot d’images haut en couleurs. IAM sait que l’axe du bien n’existe que chez les paresseux du bulbe et prĂ©fĂšrent aux actuels raccourcis dĂ©magogiques, raconter sa vĂ©ritĂ©. IAM assume tout, ses ennemis comme ses faiblesses, ses erreurs comme ses positionnements et laisse le ventre mou aux frileux. Ce « Saison 5 Â» dĂ©voile un groupe sĂ»r de lui, presque aĂ©rien, qui peut tout se permettre. Un groupe humain, un groupe de potes, une famille, qui fait face, coĂ»te que coĂ»te.

samedi 5 . ScĂšne Saint-Pierre-et-Micqelon

THE VERVE

Originaires d‘une petite ville perdue du nord de l‘Angleterre, les jeunes anglais forment The Verve en 1989. InfluencĂ©s par les Beatles dans leurs mĂ©lodies mais Ă©galement dans leur style vestimentaire, The Verve sortent leur premier album en 1993, «A Storm in Heaven». Le 2Ăšme album «A Northern Soul» ne connaĂźt pas plus de succĂšs que le prĂ©cĂ©dent. Il faut attendre 1997 pour que The Verve casse la baraque. Sortie de «Urban Hymns», l’album de la consĂ©cration. Les singles, les uns aprĂšs les autres, sont encensĂ©s par la critique mais surtout par le public qui se rue sur ce nouvel opus plus travaillĂ© que les autres. Bittersweet Symphony, Lucky Man, Sonnet font exploser les charts europĂ©ens. Lors de la tournĂ©e amĂ©ricaine de 1998, Mc Cabe le guitariste quitte le groupe et The Verve Ă©clate. Pendant les huit annĂ©es de sĂ©paration, Richard Aschroft a continuĂ© sa carriĂšre en solo et a sorti trois albums tout en continuant Ă  chanter les chansons de The Verve lors de ses concerts. En 2007, The Verve reprennent ensemble le chemin des studios pour enregistrer un nouvel opus.

samedi 5. ScĂšne Terre Neuvas

BOY GEORGE

Boy George se fait connaĂźtre (grĂące Ă  Malcom Mc Laren de Sex Pistols) dans les annĂ©es 80 en devenant le leader du groupe Culture Club entre 1982 et 1986. Sa personnalitĂ© androgyne lui assure une renommĂ©e mondiale. En 1987, Boy George se lance en solo avec l’album Sold. Le succĂšs est au rendez-vous en Angleterre. Suivent Tense Nervous Headache (1988) et Boyfriend (1989) qui ne sortent qu’en Europe. Ces deux disques sont compilĂ©s sur High Hat (1989) pour une sortie amĂ©ricaine. En 1991, Boy George sort The Martyr Lantras accompagnĂ© du groupe Jesus Loves You. A cette Ă©poque, le chanteur monte son propre label More Protein. Il obtient son premier succĂšs solo aux Etats-Unis avec la reprise de The Crying Game produite par les Pet Shop Boys en 1992. Suivent l’album Cheapness and Beauty (1995) et la compilation de raretĂ©s Unrecoupable One Man Bandit (1999). Boy George s’adonne parallĂšlement au mĂ©tier de DJ. Il sort quelques mixes dont Galaxy Mix (1999) et In & Out with Boy George: A DJ Mix (2002). De 2002 Ă  2004, une comĂ©die musicale partiellement sur sa vie, et dont il a Ă©crit toutes les chansons, Taboo, fut prĂ©sentĂ©e Ă  Londres et Ă  Broadway. Dans les annĂ©es 2000, il a sorti quelques disques en vinyle sous le nom de The Twin. Ces disques, de style Ă©lectroclash sont des Ă©ditions limitĂ©es.

samedi 5. ScĂšne Terre Neuvas

FATAL BAZOOKA

Fatal Bazooka est nĂ© pendant les heures de gloire tĂ©lĂ©visuelle de MichaĂ«l Youn. Personne n’a pu oublier ses bĂȘtises matinales du Morning Live. DĂ©jĂ , le groupe possĂšde une certaine libertĂ© de ton et un goĂ»t prononcĂ© pour les caricatures de chanteurs de rap. Fatal Bazooka apparaĂźt en 2006. Avec ses deux complices, Profanation Funky et La Marmotte Infernale, Fatal descend de sa montagne pour nous faire entendre un message fort pour cet hiver : Fous ta Cagoule! (2006). C’est un vĂ©ritable carton (390.000 exemplaires Ă©coulĂ©s) au mĂȘme titre que ses essais prĂ©cĂ©dents, les Bratisla Boys. En quelques semaines, le titre est n°1. MichaĂ«l Youn connaĂźt bien la recette : MĂȘme production musicale que les artistes parodiĂ©s avec en plus un humour dĂ©calĂ© aussi bien dans les paroles que dans les clips. En 2007, la joyeuse bande revient avec une parodie de Diam’s et de Vitaa. Le titre se nomme Mauvaise Foi Nocturne (2007) en rĂ©ponse Ă  Confession Nocturne de la star du rap Diam’s. Avec un «featuring» de Pascal Obispo (Vitoo), le single est dĂ©jĂ  sur la premiĂšre marche du podium, meilleure vente de singles en France. AprĂšs l’énorme carton de «Fous ta cagoule», Fatal bazooka nous prĂ©sente enfin son 1er album !! Le rappeur savoyard nous offre un 1er album 100% URBAIN, avec du Ragga avec «J’m ton boule», du Zouk avec «Bazook», du Crunk avec «Viens BĂ©gĂšre», du Hip-Hop avec «Au Kebab», «Ouai ma gueule !» ou encore «Chienne de vie»... Les tubes s’enchaĂźnent et ne se ressemblent pas... A noter la prĂ©sence de la petite soeur de Fatal, venue balancer sur les mecs avec «Parle Ă  ma main»

samedi 5. ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

THE POGUES

C’est en 1982 que Shane Mac Govan forme The Pogues Ă  Londres. RepĂ©rĂ© par Joe Strummer, le charismatique leader des Clash, ils sont invitĂ©s Ă  assurer la premiĂšre partie du groupe. Le succĂšs est lĂ  dĂšs le premier album « Red Roses For Me ». C’est ensuite au tour d’Elvis Costello de tomber sous le charme des Pogues (il Ă©pousera d’ailleurs O’Riordan) et de produire leur second opus : «Rum, Sodomy & The Lash». C’est l’apogĂ©e du groupe. Les Pogues continuent Ă  enregistrer, trois albums se succĂšdent en moins de deux ans : «Poguetry In Motion», «If I Should Fall From Grace To God» et «Peace and Love». Le suivant, «Hell’s Ditch» (lancĂ© de nouveau par Strummer) verra l’éviction de McGowan. Joe le remplace quelques temps mais ne parvient pas Ă  redresser la barre et en 1996, les Pogues se sĂ©parent. Spider Stacy se charge de chanter et tout le monde Ă©crit. On les retrouvera cependant en 2001 et en 2004 dans une immense tournĂ©e nationale, avec MacGowan Ă  leurs bords. Reste qu’à mi-chemin entre les Clash et les Cors, ce collectif folk punk a dĂ©poussiĂ©rĂ© et endiablĂ© la musique traditionnelle irlandaise.

samedi 5. ScĂšne Terre Neuvas

EMPYR

Ce premier album, Empyr le revendique « intemporel ». Il faut en effet une sacrĂ©e dose de cran pour imposer un disque aussi dĂ©tachĂ© des contingences de la mode. ManiĂšre de synthĂšse aboutie entre des sonoritĂ©s grunge, stoner, pop, Ă©lectro et folk parfois, Empyr s’affirme comme une brillante rĂ©invention de la formule deux guitares-basse-batterie-chant qui a fait le sel des meilleurs moments du binaire. La prochaine Ă©tape de la jeune vie d’Empyr, c’est la scĂšne. Le quintet s’impatiente dĂ©jĂ  de donner des concerts aux quatre coins du monde. En attendant, la puissance de ses compositions et l’efficacitĂ© de sa production rendent leur premier album tout Ă  fait indispensable.

samedi 5. ScĂšne Terre Neuvas

Dub Inc.

Qu’est-ce qui diffĂ©rencie les groupes de reggae et Dub Inc ? A priori, rien! Une histoire qui en rappelle d’autres, vĂ©cue par de nombreux groupes eux aussi : celle d’amis rĂ©unis autour d’une passion commune, la musique. Un groupe de plus dans le paysage culturel français ? Ne vous fiez pas aux apparences, elles sont trompeuses ! Ce groupe stĂ©phanois, qui officie depuis 1997, refuse l’étiquette trop simpliste de groupe reggae, raccourci facile et rĂ©ducteur. Bien au-delĂ  des clivages qui peuvent exister entre genres musicaux, Dub Inc pioche, butine, se nourrit de la diversitĂ© et livre une musique chamarrĂ©e, panachĂ©e, colorĂ©e, toute en nuances! Entre chants africains, ambiances plus funky, alliance de sons aux origines mĂ©tissĂ©es, Dub Inc ne lĂąche pas la barre et vogue dans un navire qui trace son chemin envers et contre tous les alĂ©as mĂ©tĂ©orologiques. Afrikya, leur dernier album, s’impose comme un raz de marĂ©e rythmique qui ne pourra laisser personne indiffĂ©rent. Que l’on aime ou que l’on aime pas, on ne peut que reconnaĂźtre la passion qui les anime : une passion au long court qu’ils vivent au quotidien avec la musique et sur toutes les scĂšnes qu’ils Ă©cument...

samedi 5. ScĂšne Terre Neuvas

RFM Party 80

Une parenthĂšse musicale des annĂ©es 80. Ne boudons pas notre plaisir de retrouver des artistes qui nous ont fait danser un jour ou l’autre
 Apres le succĂšs annoncĂ© le 17 mai 2008 au Stade de France la tournĂ©e RFM PARTY 80 repart en province. Le public ne pourra que danser, chanter, avec les artistes qui ont marquĂ© les annĂ©es 80 : Richard Sanderson, Philippe Cataldo, Partenaires Particuliers, Jean Schultheis, LĂ©opold Nord et Vous, DĂ©but de SoirĂ©e, Raft, Sabrina, Vivien Sauvage, Rose Laurens, Paco, Jean-Pierre Mader, Desirless, Emile & Images et Murray Head interprĂšterons leurs plus grands tubes tels que Les dĂ©mons de minuits, Nuit de folie, Macumba, Boys, Africa, Femme libĂ©rĂ©e
 pour toutes les gĂ©nĂ©rations. Tous les moyens ont Ă©tĂ© mis en oeuvre pour que le spectacle soit une vĂ©ritable machine Ă  remonter le temps : scĂšne psychĂ©dĂ©lique, rideau Ă©toilĂ©, des lights, des lasers, des Ă©crans gĂ©ants et pleins de surprises pour une ambiance annĂ©es 80 ! Ainsi le public se voit transportĂ© dans les 80’s pour danser, bouger, s’éclater, vivre au son des annĂ©es 80, les annĂ©es FM.

samedi 5. ScĂšne Terre Neuvas

THE RABEATS

Quatre garçons qui nourrissent une mĂȘme passion pour Les Beatles. A chacun de leurs concerts ils interprĂštent avec passion et Ă©nergie une cinquantaine de chansons des Beatles allant de la premiĂšre Ă©poque Ă  la derniĂšre. L’illusion est parfaite lorsque The Rabeats montent sur scĂšne : de leurs coupes de cheveux, Ă  leurs costumes, en passant par la scĂ©nographie, tout est fait pour emmener le public dans les ambiances des annĂ©es 60. Ils offrent un spectacle Ă©poustouflant d’énergie et de sincĂ©ritĂ© replongeant les uns dans la nostalgie du plus mythique des groupes anglais, la faisant dĂ©couvrir aux plus jeunes.

samedi 5. ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

ADAMO

La part de l’ange est un hommage au temps qui passe dont ne mesure que par la force des choses combien on a eu tort de laisser filer ces fragiles fragments de quotidien. Par inadvertance, par insouciance, par distraction presque, tout occupĂ©s que nous sommes Ă  « rĂ©ussir notre vie ». Salvatore veut « retrouver les petits riens, les joies de toutes sortes, les tendresses qui rĂ©sistent au temps Â» (LĂ  oĂč mon coeur me porte). Faire resurgir « le sourire d’un tendre passĂ©, pour cacher la laideur du monde et aller lĂ  oĂč le poĂšte invite au voyage Â» (Fleurs) ou cette « vie derriĂšre les mirages que me permettait l’or de mes rĂȘves d’enfant Â» (La couleur du vent). Se rĂ©fugier au cafĂ© du Temps perdu, avec « la bande et les promesses en sarabande d’un avenir non advenu Â» (Au cafĂ© du Temps perdu). Revenir Ă  ces prĂ©cieux instants loin du « monde des machines qui broie les Ă©motions Â» (Le bien que tu me fais). Refuser la gloire, les illusions, la puissance des grands, la haine de ceux qui se battent au nom de Dieu : « Ferme les yeux sur la laideur, peins le monde Ă  tes couleurs Â» (LĂąche pas ton rĂȘve). Avec cet album serein, attachant, Adamo opĂšre un retour Ă  la mĂ©lodie. Le « tendre jardinier », cĂ©lĂ©brĂ© par Jacques Brel, effeuille la marguerite du souvenir sur des harmonies empruntĂ©es au tango, « cette pensĂ©e triste qui se danse », comme le dĂ©crivait Carlos Gardel. Un parti pris mĂ©lodique et acoustique, merveilleusement servi par les arrangements de Fabrice Ravel-Chapuis et Edith Fambuena. « Les accords en mineur sixte que j’utilise sur de nombreuses chansons nous ramĂšnent immĂ©diatement Ă  la latinitĂ©, Ă  l’Argentine, souligne Salvatore Adamo. J’ai voulu que cet album pulse gentiment comme un coeur qui bat de façon lancinante.» Ente les ronces et le jasmin !

dimanche 6. ScĂšne Terre Neuvas

SEX PISTOLS

The Sex Pistols n’aura vĂ©cu que trois ans (de 1975 Ă  1978), pourtant ce groupe - Steve Jones (guitariste), Paul Cook (batteur) , Glen Matlock (bassiste) et le chanteur John Joseph Lydon (le futur Johnny Rotten) - a marquĂ© au fer rouge par son esprit de rĂ©bellion permanente et sa musique rageuse brute de dĂ©coffrage l’histoire du rock & roll et a considĂ©rablement influencĂ© ses contemporains. Il y a eu un avant et un aprĂšs Sex Pistols. A force de scandales, EMI finit par virer le groupe. Il en faut plus pour arrĂȘter les Sex Pistols qui, armĂ©s d’un nouveau bassiste en la personne du charismatique Sid Vicious, remplaçant de Glen Matlock, passent par le label A&M avant d’atterrir chez Virgin qui accepte de sortir le trĂšs controversĂ© single « God save the Queen ». AprĂšs les deux singles «Pretty Vacant» et «Holidays In The Sun» sort ce qui restera leur premier et unique album : « Never Mind The Bollocks, Here’s The Sex Pistols Â» en octobre 1977. Le disque atteint le sommet des hits parade, au grand dam de sa majestĂ© bien sĂ»r. Johnny Rotten dĂ©cide de claquer la porte et part fonder dans son coin Public Image Limited. En bon manager, Malcolm Mclaren tentera vainement de convaincre les trois membres restant de continuer. Rien n’y fera, les Sex Pistols s’arrĂȘtent. A la surprise gĂ©nĂ©rale, le groupe ressuscite dans les annĂ©es 90 avec Glen Matlock de retour Ă  la basse, mais l’esprit et la saveur ne sont plus lĂ . Le groupe emblĂ©matique du mouvement punk se produira le 6 juillet sur la scĂšne du festival Terre-Neuvas. C’est pour le moment la seule date prĂ©vue en France.

dimanche 6. ScĂšne Terre Neuvas

ALAIN BASHUNG

Il y a six ans, lorsqu’il nous avait livrĂ© L’Imprudence, Alain Bashung pensait en avoir fini avec la pop music. Il voyait la musique en piĂšces Ă  plusieurs mouvements, d’architectures harmoniques en quatre dimensions et des chansons construites comme des conversations sonores. La TournĂ©e des Grand Espaces l’a fait changer d’avis. AprĂšs plus d’une centaine de concerts (agrĂ©mentĂ©s de multiples collaborations dans les disques des autres), Bashung a repris goĂ»t Ă  la joie du chant et retrouvĂ© ce plaisir organique de l’interprĂ©tation pure. « J’ai fait la paix avec la pop-music et j’ai eu Ă  nouveau envie de mĂ©lodies, de chansons simples. J’ai laissĂ© de cĂŽtĂ© toutes mes idĂ©es d’une suite Ă  L’imprudence pour me projeter dans un disque trĂšs direct, que j’imaginais quelque part entre la country, la pop et la folk. ». Soit un vĂ©ritable album d’interprĂšte, de jouissance pure, façon «Osez JosĂ©phine». Un disque de rencontre, qui puisse ĂȘtre immĂ©diatement baladĂ© sur toutes les scĂšnes du monde, comme une Ă©vidence. Un disque oĂč il chausserait naturellement des chansons Ă©crites exclusivement pour lui et son chant bleu
 Bleu pĂ©trole Ă©videmment.

dimanche 6. ScĂšne Terre Neuvas

HOCUS POCUS

Le groupe nantais Hocus Pocus fait figure d’OVNI dans le paysage hip hop actuel. ComposĂ© de cinq membres dont le talentueux producteur MC et DJ 20Syl, leur musique intĂšgre de vĂ©ritables instruments (basse, batterie, Fender Rhodes, platines...), fait particuliĂšrement rare, non seulement dans le hip hop français mais Ă©galement dans le hip hop mondial. Hocus Pocus mĂȘle ainsi les Ă©lĂ©ments propres au hip hop (scratchs, samples, rap) Ă  un son instrumental influencĂ© par le jazz , la soul et le funk. La complĂ©mentaritĂ© du Dj et de ses deux platines avec les autres instruments est totale, Dj Greem enchaĂźne des scratches variĂ©s : sons de flĂ»te, voix soul, saxophone ou autres cuivres. Avec 20Syl en chef d’orchestre, leurs performances live constituent de vĂ©ritables shows dans lesquels les instruments classiques rĂ©pondent aux platines et vice-versa... Le groupe vĂ©hicule un Ă©tat d’esprit positif, loin des sentiers battus du rap français. Victoires de la Musique 2008 L’album Place 54 est nommĂ© dans la catĂ©gorie «musiques urbaines».

dimanche 6. ScĂšne St Pierre-et-Micquelon

PIGALLE

Nous sommes en 98.. le monde de la musique se fendille, les grosses majors se rachĂštent entre elles, les disquaires meurent Ă©gorgĂ©s par les Fnacs, les assos rament, aprĂšs 17 ans Boucherie productions met la clef sous le paillasson. Chaque membre de Pigalle est parti dans des directions diverses ; Robert des musiques pour documentaires (UshuaĂŻa) ou films, JP Motte batterie pour studio et divers groupes, Thierry Svahn commence sa carriĂšre solo, Stefff monte le bal du Golem, et François Hadji-Lazaro Ă©crit son premier album en solo : « Et si que.. Â» 2002, puis « Contre-courant Â» 2004 et « Aigre-doux Â» 2006. Chacun suit son chemin... Mais l’envie gratouille et chatouille... François Hadji-Lazaro sent que son stylo et sa cornemuse poilue a envie de Pigalleries. La dĂ©cision est prise Pigalle va re-tourner en Mars 2008! Il y aura François (Ă©ventail d’instruments), JP (batterie), Boubouche (basse) et les deux François (si, si) qui ont fait les tournĂ©es des 3 disques de FHL : Combarieu Ă  la guitare, Benichou au clavier, accordĂ©on. VoilĂ , on n’attend plus que vous pour venir Ă©couter les nouveautĂ©s et aussi faire dĂ©couvrir Ă  vos ami(e)s les anciens morceaux du patrimoine Pigallien.

dimanche 6. ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

NO ONE IS INNOCENT No One is Innocent prolonge le combat entamĂ© sur le prĂ©cĂ©dent album avec une dĂ©termination de guerrier pacifique. Pacifique mais aiguisĂ©e pour le combat des idĂ©es. Depuis les dĂ©buts du groupe, il y a une forme de fusion naturelle avec un appĂ©tit fĂ©roce de rebelle. Kemar et sa bande ressoudĂ©s ont su qu’ils avaient raison d’avoir faim grĂące Ă  la scĂšne, la prĂ©cĂ©dente tournĂ©e Ă©tant cette fois le socle combattant de ce nouvel album. Un disque enregistrĂ© en une petite annĂ©e, dans l’urgence avec le sentiment de pouvoir ĂȘtre plus efficace en gardant cette spontanĂ©itĂ© brĂ»lante que le groupe dĂ©pense sur scĂšne. Le brasier est ainsi le lit de la colĂšre et de la vigilance qui dictent le programme commun des No One. Des chansons plus palpables, ruisselantes d’une sueur qui porte l’engagement vers une sensualitĂ© qui lui fait trop souvent dĂ©faut. Le corps expire, inspire et rĂ©flĂ©chit. C’est l’histoire d’un album qui porte l’anticipation dans l’acte de crĂ©ation. C’est suffisamment rare pour ĂȘtre soulignĂ© lorsque l’on constate que l’inspiration est aujourd’hui largement soumise aux Ă©vĂ©nements du monde. Coureurs mais pas suiveurs. No One is Innocent signifie encore et toujours ce besoin d’avoir les crocs. Le feu intĂ©rieur des No One brĂ»le toujours avec la mĂȘme intensitĂ©. Il n’est toujours pas l’heure pour eux d’ignorer leurs dĂ©mons. Ils sont bien le meilleur d’eux-mĂȘmes. Qui sont-ils ? Des passeurs qui pensent malheureusement que le consensus est pour encore longtemps l’ennemi du bien. C’est aussi pour cela que le volcan est lĂ  en irruption perpĂ©tuelle. Dans ces conditions, on veut bien prendre le risque de toujours se faire allumer. Puisque la peau (la leur, la notre
) est encore neuve.

dimanche 6. ScĂšne Terre Neuvas

LES WRIGGLES

Aujourd’hui les Wriggles, ça se joue Ă  trois. Christophe, StĂ©phane et FrĂ©do continuent l’aventure, Franck et Antoine sont passĂ©s Ă  autre chose. Est ce que ce sont les «nouveaux» Wriggles ? J’en sais rien. Tout laisse Ă  penser que rien n’a changĂ© puisque les salles sont toujours pleines longtemps Ă  l’avance, le public est toujours debout Ă  la fin et leurs costumes sont encore rouges. 24 nouvelles chansons, une mise en scĂšne signĂ© Christian Lucas, trois mois de tournĂ©e pour rĂŽder le spectacle, un petit passage par Paris (trois Cigales blindĂ©es, sans promo) avant d’entrer en studio. Les Wriggles vont bien. Merci pour eux.

dimanche 6. ScĂšne Saint-Pierre-et-Micquelon

Art n’Zik : PrĂ©parez-vous Ă  une nouvelle dĂ©ferlante !

Plus de 1200 m2 Ă  ciel ouvert offriront en journĂ©e une programmation de Compagnies d’art de la rue, pour laisser place en soirĂ©e Ă  un gigantesque club pour vibrer au son des plus grands DJ : DJ Moule, Missill, DJ Blue...

Mais aussi...

Vendredi : Hushpuppies, Didier Super, French Avenue, Maryline is beautiful, Anken

Samedi : Shaka Ponk, Fancy, Spies in limbo, Rafale, Band of Brothers, StĂ©phane G

Dimanche : Jaffres, Les Glochos, Accapulco 44, Olav.H, Les AllumĂ©s du bidon